Ecopla debout – Partie 1

Ecopla debout – Partie 1

 

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L’entreprise Ecopla nichée au pied du massif de la Chartreuse à Saint-Vincent-de-Mercuze (Isère) fabriquait depuis 1960 des barquettes d’aluminum destinées au secteur agroalimentaire.
Filiale de Pechiney jusqu’en 1996, elle est rachetée à de multiples reprises jusqu’à son dernier propriétaire Bawtry Investment Ltd en 2012 qui pille la trésorerie. C’est à ce moment-là que la production et le chiffre d’affaires d’Ecopla chutent.

Placée en redressement judiciaire en mars 2016, elle est liquidée quelques semaines plus tard. Les machines s’arrêtent et les 77 salariés se retrouvent sans emploi.

Une vingtaine d’entre eux montent une Scop (Société coopérative et participative) et rassemblent plus de deux millions d’euros pour reprendre l’entreprise.

En juin le tribunal de commerce de Grenoble repousse le projet de Scop au profit du concurrent italien Cuki qui prévoit de fermer définitivement l’usine. Les membres de la Scop font appel.

Durant l’été, l’usine est occupée par des ex-salariés qui craignent que Cuki récupère leurs outils de travail. Un petit groupe se rend à Paris faire le tour des QG des politiques pour expliquer la situation d’Ecopla et leur projet.

Au début de l’automne, les politiques défilent dans l’usine : Benoit Hamon, Emmanuel Macron, Cécile Duflot et Pierre Laurent apportent leur soutien.

Le 5 octobre, jour de l’audience, deux cents personnes se réunissent devant le tribunal de Grenoble. Le délibéré est attendu le 20 octobre.